Une vérité qui dérange !

 Les français sont paraît-il de plus en plus nombreux à se préoccuper d’environnement et à demander que l’écologie devienne une priorité gouvernementale : 87% des habitants de notre région se disent inquiets pour l’avenir de la planète. Nicolas Hulot, nouveau chantre de l’écologie, est plébiscité par 43% des français pour se présenter comme candidat à la présidence de la république afin de lutter contre la dégradation de l’environnement.

La prise de conscience est bien réelle, alimentée par les discours alarmistes des scientifiques quant au réchauffement de la planète et au développement des gaz à effets de serre. Les livres et documentaires sur le sujet connaissent un succès inégalé.

Explosion des cancers

De même, devant l’explosion des cancers notamment chez l’enfant, les cancérologues tirent les sonnettes d’alarme : les cancers auraient augmenté de 35% en vingt ans, à âge égal, et 60 à 70% seraient dus à l’environnement. Selon le professeur Dominique Belpomme, signataire de l’appel de Paris et membre de l’association française pour la recherche thérapeuthique (Artac) « les maladies ne sont plus naturelles, elles sont en quelque sorte fabriquées par l’homme ». Les grandes pathologies seraient donc écologiques. L’homme est maintenant malade de la pollution de l’air, de l’eau, de la nourriture, du bruit, de solitude……

 

Et pourtant, que faisons-nous ?

Rien ou si peu …le tri sélectif peine à couvrir le territoire et on continue à incinérer en aggravant la pollution de l’air.

La pratique du vélo se développe mais reste marginale car dangereuse. Les pistes cyclables et autres aménagements de sécurité manquent.

Les transports en commun ne permettent pas de concurrencer l’usage de l’automobile : 45 kms de tramway à Bordeaux contre 100 kms au siècle précédent. Des bus en site propre trop rares.

Une nouvelle « éco-taxe» sur les produits électriques et électroniques, mais à la charge des consommateurs….Quid de « l’éco-conception » ?

Tous responsables

Nous, en tant que consommateurs car nous ne sommes pas prêts de changer nos modes de vie, à acheter des produits locaux plus chers, à réduire nos déplacements motorisés. Or, l’utilisation de la voiture est responsable de la moitié des émissions de gaz à effets de serre.

Nos élus, qui perpétuent le modèle du « tout automobile » hérité des 30 glorieuses. On multiplie les infrastructures tout en sachant pertinemment que l’offre alimente la demande : grand contournement autoroutier, village de marques à ST André de Cubzac, projet de pont démesuré Bacalan-Bastide, et au cœur de notre quartier un drive…. ainsi les propos du Président Chirac à Kyoto sont toujours d’actualité :

La maison brûle et nous regardons ailleurs !

Article paru dans le journal Cauderes N° 14 (décembre 2006)

MAC DRIVE : ON CULTIVE LE SECRET !

 Alors que les travaux du Mac Drive reprennent, les habitants et les commerçants de la barrière de Toulouse sont toujours gardés dans l’ignorance des futurs aménagements de voirie qui seront réalisés pour permettre la réalisation de ce type de restaurant.

Ainsi, ils reconstituent par le bouche à oreille les pièces du puzzle qui leur permettent d’imaginer ce que sera leur futur cadre de vie.

 

Déplacement de l’arrêt de bus, route de Toulouse

En totale contradiction avec le Plan de Déplacement Urbain (P.D.U.) adopté par la CUB, l’arrêt de bus, face au futur drive, va être éloigné des autres arrêts de bus de la barrière, afin de favoriser l’accès au drive. Il sera donc reporté, au-delà de la rue de Taregua, privant ainsi les commerces et habitants de cette portion de la route de Toulouse de places de stationnement.

 

Absence de pistes cyclables et élargissement des trottoirs

De même, ils ont appris que les pistes cyclables qui entrent dans le cadre du projet de la requalification de la route de Toulouse en application du P.D.U. s’arrêteraient à 300m de la barrière en raison de l’accès au drive. Par contre, on élargirait les trottoirs – pour quelle nécessité ? – ce qui va occasionner une suppression inévitable de places de stationnement .

Parking ou pas de parking ?

Alors qu’une pétition favorable au Mac Drive distribuée par le buraliste, M. Brugère, en mai 2005, faisait état « de places de parking supplémentaires » l’adjoint à l’urbanisme, M. Michel Duchène démentait catégoriquement dans un article de Sud Ouest en date du 20 mars 2006 : « Depuis quand les sociétés privées feraient-elles des parkings pour les riverains ? c’est surréaliste, il n’en a jamais été question ». Pourtant, il avait accueilli très favorablement cette pétition, ce qui n’avait pas été le cas des pétitions des habitants et commerçants hostiles au projet !

Ainsi, la question ne se pose plus de savoir combien de places de stationnement vont être créées mais combien vont être supprimées ?

 

Espace vert de proximité inaccessible

De même, la mairie met en avant la création d’un espace vert de proximité ouverts aux habitants du quartier. Certes, espace vert il y aura, et on ne peut que se réjouir de voir tomber les murs de l’espace boisé classé ; mais il est entouré d’une grille qui le rend inaccessible depuis l’espace public. Les habitants désirant s’y rendre devront pénétrer par le restaurant Mac Donald’s !

 

Un gaspillage irresponsable !

A l’heure où le cours du baril de pétrole s’envole et que le réchauffement climatique vient d’être reconnu « principal défi du siècle » par les députés français, on continue à implanter des « drive » copiant ainsi le modèle américain des années 60, ère du « tout automobile » où le pétrole bon marché coulait à flots.

 

De l’intérêt général à l’intérêt privé

En plus des nombreux désagréments que va provoquer l’installation de ce type de restaurant (pollution, surplus de circulation, bruit, nuisances olfactives…) Il nécessite des aménagements de voirie qui privilégie l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général. Or la CUB, responsable de l’aménagement de voirie, s’est engagée par la voix de son Président, à défendre l’intérêt général et à réaliser une étude indépendante.

 

Les habitants attendent que la CUB donne des actes à ses paroles.

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

PROJET AQUITANIS : ENCORE DES CUBES !

La mairie de Bordeaux vient de délivrer début 2006 un permis de construire pour la réalisation de 34 logements sociaux sur un terrain situé à l’angle de la rue Louis Cabié et du Boulevard Albert 1Er. Si le parti architectural adopté est conforme au P.O.S. il viole par contre les règles du P.L.U. qui seront applicables dans les prochaines semaines.

Enlaidissement continu de la barrière !

Ainsi, la mairie de Bordeaux n’a pas opposé de sursis à statuer tout en sachant que ce permis ne respecte pas les nouvelles dispositions d’urbanisme visant à améliorer l’intégration dans le paysage urbain des nouvelles constructions notamment dans les secteurs d’échoppes.

 

On va continuer à enlaidir le paysage urbain de la barrière à l’exemple de la résidence Sirius dont le permis de construire a été annulé par le Tribunal Administratif sur le motif du parti architectural.

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

LA RONDE DES CAMIONS POUBELLES, RUE DE CAUDERES

 La riverains de la rue de Cauderes ont le « privilège » de voir ou plutôt d’entendre les camions poubelles 6 jours sur 7, et ceci en raison de la différence de traitement des déchets sur Talence et sur Bordeaux. En effet, cette rue, à cheval sur les deux communes ne bénéficie pas du même traitement pour le ramassage des ordures. A Talence, le tri sélectif a été mis en place alors qu’il n’est toujours pas opérationnel sur Bordeaux.

UBU roi, rue de Cauderes !
Ainsi, les lundi, mercredi et vendredi, les camions poubelles effectuent le ramassage, coté Talence et les mardi, jeudi et samedi, ils effectuent le même circuit, mais côté Bordeaux… Les riverains ne peuvent profiter d’une grasse matinée ….que le dimanche !

Quant au surcoût de ramassage, a-t’-il été seulement évalué ?

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

DES POTELETS, DES POTELETS ET ENCORE DES POTELETS….

Le boulevard Franklin Roosevelt s’est vu gratifié ces derniers mois de nouveaux potelets, transformant ces trottoirs en haies de potelets…..au grand dam des riverains, des clients et employés des différents commerces et services qui inlassablement tournent, à la recherche de la place rare.

A quand, des places de stationnement ?

Que les voitures ne puissent plus se garer sur les trottoirs, n’est pas contestable en soi car il en va de la sécurité des piétons….mais il aurait fallu accompagner cette décision de mesures ambitieuses et courageuses en matière de stationnement, avec :

La création d’un véritable parking de proximité.

L’interdiction de stationnement des véhicules de la société de location de voitures ADA sur les rares places disponibles, au droit des habitations. Ainsi, à Paris, les entreprises de location de voitures ne sont pas autorisées à garer leurs véhicules sur la voie publique. Le Préfet de police de Paris a pris un arrêté en ce sens le 10 juillet 1995, confirmé par la Cour Administrative d’Appel de Paris.

Pourquoi pas à Bordeaux ?

Il serait bien qu’à Bordeaux, on prenne enfin conscience de la gêne occasionnée par le stationnement anarchique de ces véhicules, et ceci d’autant plus qu’il existe un terrain de 300m² en vente, mitoyen des bureaux de l’entreprise, qui leur permettrait d’avoir leur parking privé.

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

Barrière de Toulouse : Un quartier à l’abandon

 Si la barrière de Toulouse est bien vivante grâce à l’apport d’une population nouvelle, elle n’en reste pas moins moribonde en termes d’équipements collectifs :

Une nouvelle étape vient d’être franchie avec la fermeture définitive de l’agence postale. Pourtant, cet équipement de proximité rendait des services appréciables aux commerçants, professions libérales sans oublier les personnes âgées qui avaient plaisir à s’y retrouver.

Plus de poste, ni de bibliothèque !

Il faut désormais se rendre à la poste de Nansouty, de même pour le prêt des livres car la petite bibliothèque a fermé et le bibliobus ne s’arrête qu’à …..Nansouty.

A l’instar des écoles, qui ne peuvent accueillir tous les nouveaux arrivants, les habitants sont invités à se diriger vers les autres quartiers pour les équipements collectifs dits «  de proximité »  ….et ceci en totale contradiction avec les politiques de mixité visant à favoriser le lien social et à réduire les besoins de transport.

On reporte ainsi sur les autres quartiers (Carl Vernet, Nansouty, Saint Genès) les équipements collectifs nécessaires à la vie d’un quartier en pleine croissance démographique à moins qu’on ne délègue à une société privée le soin de combler la défaillance de la mairie.

Ainsi, la mairie compte sur la générosité de la société Mac Donald’s pour mettre à disposition

des riverains l’espace vert qui va jouxter le futur restaurant ainsi que des places de parking, dont on attend toujours la confirmation….

En compensation, la mairie va éloigner l’arrêt de bus et réduire la capacité de la voie de circulation centrale pour permettre l’accès au drive.

A quand la crèche, la bibliothèque, la maison de quartier et pourquoi pas une mairie bis gérées par la société Mac Donald’s ?

Mais où vont nos impôts ?

Les habitants sont convaincus que l’égalité devant l’impôt, taxes et charges couvre équitablement l’ensemble du territoire de la commune. Par contre, ils sont de plus en plus sceptiques quant à la répartition de cette manne qui a du mal à atteindre leur quartier qui se dégrade de plus en plus.

Ainsi, le principe qui veut que «  plus on s’éloigne du centre, moins il y a de pots de fleurs » est pleinement vérifié.

Et pourtant le quartier se densifie !

Qu’a-t-on prévu pour accueillir les futurs habitants des 34 logements sociaux prévus à la barrière par Aquitanis ainsi que la trentaine de résidents du foyer du Diaconat ?

Rien. Ha si…. des hamburgers et des bouchons ! Les politiques qui réfléchissent à l’avenir de ce quartier sont vraiment impressionnants d’imagination…..

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

DES CONSEILS DE QUARTIER AU RAS DES TROTTOIRS

 Invités au conseil de quartier Nansouty – St Genès – place Simiot – barrière de Toulouse qui s’est tenu au stade Brun le 11mai 2006, nous nous y sommes rendus, ayant au préalable envoyé quelques questions relatifs aux projets d’aménagement de notre quartier. …qui sont restés sans réponse.

Or selon les documents distribués à l’entrée sur l’histoire des conseils de quartier et vantant les mérites de la concertation mise en place par la mairie, pas un aménagement n’est fait, pas une décision n’est prise sans concertation!!!

 Pipi, caca, popo…potelets

Après quelques discours remplis de congratulations, nous sommes passés aux choses sérieuses!!!! Et ces choses qu’à la rigueur nous aurions aimées « au ras des pâquerettes »…évoquant l’aménagement d’espaces verts, de pistes cyclables…il a fallu nous contenter « du ras des crottes de chiens »! Pendant plus d’une heure, il n’a été question que de poubelles, propreté et …potelets! pour terminer sur le projet Bergonié.

Peut-on avoir à redire sur les projets d’une fondation?

Pour notre quartier, les projets en prévision sont la réfection du tapis de la rue de Cauderès, ainsi que l’aménagement des trottoirs à la Barrière de Toulouse pour permettre la traversée par les handicapés qui pour l’instant peuvent descendre le trottoir mais ne peuvent pas monter sur le trottoir d’en face.(coût 20000 euros et ce pour 2007).

Bref…Ignorés la disparition des équipements collectifs de proximité comme la poste et la bibliothèque. Rien sur les aménagements nécessaires à l’afflux de population nouvelle consécutive à la délivrance des nouveaux permis de construire, aucune projection sur le devenir du quartier.


Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !

De même, pour le conseil de quartier de St-Jean – Belcier – Carle Vernet – Albert 1er: après les « autogrontulations » d’usage et une autosatisfaction fièrement affichée, la concertation s’est réduite à une simple information où il est simplement demandé aux habitants d’approuver des décisions déjà prises.


Rien à Bordeaux ne se fait sans votre avis !

Et pourtant les habitants présents se sont vus remettre un dossier où il est clairement écrit que « rien à Bordeaux ne se fait sans votre avis ; de toutes parts, on vous demande …..sur le terrain ou en tête à tête ». il est par ailleurs spécifié que lors des conseils de quartier « tout le monde s’assoit autour de la grande table en U et les dossiers sont discutés sans retenue ». Certes, on discute sans retenue des poubelles non rentrées et de diverses incivilités, mais jamais des sujets qui « fâchent » comme le mac drive de la barrière de Toulouse, par exemple.


Dans le dialogue et le partage des idées !

Il existe même des ateliers autour d’un projet d’aménagement de quartier où l’objectif affiché est « d’aborder tous les aspects du projet et de le modifier en amont pour répondre aux besoins des habitants et des commerçants du quartier ». Or, les habitants du quartier découvrent sur les panneaux d’affichage les différents permis de construire qui dégradent le paysage urbain de leur quartier depuis des années sans en avoir été informé au préalable : résidence Sirius, projet Aquitanis, projet sur l’ancien « Remar »


Une force de concertation rapide !

Quant à la « force de concertation rapide  qui vise à répondre en 24h ou 48h à une situation critique ou conflictuelle » elle ne doit pas lire les nombreux courriers adressés à la mairie, ni lire Sud Ouest ou encore regarder les télés locales !

Article paru dans le journal Cauderes N° 13 (juin 2006)

CONSEIL DE QUARTIER DE LA BARRIERE DE TOULOUSE

Lors du dernier conseil de quartier Nansouty / Saint Genès / Simiot/ Barrière de Toulouse, qui s’est déroulé le mercredi 23 novembre 2005 les élus et habitants ont pu aborder les différents problèmes concernant la vie de leur quartier (sécurité, propreté, espaces verts, projets et réalisations…) mais pas un mot sur la barrière de Toulouse…..

Nos représentants ont donc cherché à comprendre pourquoi ils avaient reçu une belle invitation qui visiblement ne les concernaient pas. Ils s’en sont donc inquiétés auprès des édiles présents. Ils furent étonnés d’apprendre qu’en fait, notre barrière est divisée en deux conseils de quartier, la « ligne de démarcation » étant la route de Toulouse. 
 Une partie serait rattachée au quartier Nansouty, Saint Genès et Simiot et l’autre au quartier Albert 1er, Belcier, Saint-Jean…Ils ont donc demandé la réfection de la chaussée, rue de Cauderes, qui comporte de nombreux « nids de poule ». Ils ont également signalé le trottoir défoncé, route de Toulouse, à hauteur de la résidence Balzac, qui a provoqué la chute d’une personne âgée, dont les blessures se sont avérées fort heureusement sans gravité .

Pour tous les projets, aménagements et réalisations, il faut s’adresser « en face », c’est à dire au Conseil de Quartier Belcier, Saint-jean….pour lequel, jusqu’à présent, nous ne recevons pas d’invitation! Ainsi, nos représentants n’ont pu aborder le problème du futur mac drive, ni de la saturation de l’école Somme et de sa cantine, ni du stationnement sauvage sur les trottoirs, ni de l’absence d’équipements collectifs…..

Au lieu de partager un quartier, il serait souhaitable au contraire de renforcer son identité afin qu’il y ait une cohérence dans les problèmes traités et les choix retenus….

Le 21 avril 2005, à l’initiative de l’association « du droit des piétons » une visite sur le terrain a réuni élus, techniciens et associations (Droits du piéton, handicapés (GIHP), vélo-cité, et CAUDERES) pour apprécier la sécurité du cheminement piétonnier dans notre quartier. Après avoir constaté un nombre important de voitures stationnées sur les trottoirs mettant en danger cyclistes et piétons, Ils ont relevé un traitement différencié des trottoirs du carrefour de la barrière de Toulouse.  En effet, Le piéton handicapé a pu emprunter en toute confiance un plan incliné pour traverser mais a du renoncer à accéder à «  l’autre rive », rien n’étant prévu pour le passage du fauteuil roulant, notamment sur les îlots centraux. Les responsables des services de voirie de la CUB et élus présents ont pris note et doivent agir pour uniformiser l’aménagement du carrefour de la barrière de Toulouse.

Espérons que cet exemple vécu les incite à aborder les problèmes du quartier de façon globale !

 

REHABILITATION DU FOYER D’ACCUEIL AU 28, RUE LADOUS

 

Le foyer d’accueil des personnes en difficulté, géré par le Diaconat de Bordeaux, va faire l’objet d’une complète réhabilitation en s’installant prochainement dans des locaux neufs, 28 rue Ladous, à deux pas de leurs anciens locaux. La Présidente du Diaconat de Bordeaux, ainsi que le responsable du projet immobilier sont venus nous présenter cette nouvelle structure de 30 places, qui pourra accueillir également des couples et des familles

Si le nouveau bâtiment apparaît très fonctionnel et de bonne qualité, il n’en reste pas moins que l’aspect architectural est sujet à controverse…..encore du « cube » qui va s’inscrire en rupture avec la lignée d’échoppes et de maisons bourgeoises avoisinantes. Dommage que l’architecte n’ait pas repris à son compte les propositions en matière d’intégration dans le paysage urbain contenues dans le prochain P.L.U….

Par contre, on ne peut qu’apprécier les importants moyens matériels et humains qui vont être mis en œuvre pour leur apporter soutien et accompagnement afin de les amener à retrouver une « vie normale ». D’autre part, les responsables du Diaconat ont insisté sur leur volonté d’échanges et de partage avec les habitants du quartier dans l’intérêt de tous : des visites, repas et des actions bénévoles pourront être envisagées.

Nous resterons à leur écoute pour que la misère qui frappe à l’autre bout de la planète ne nous fasse pas oublier celle qui est aussi à notre porte….

 

RESIDENCE EGINE : DOMMAGES ET MALFACONS

 

Les riverains mitoyens de la résidence, rue de Cauderes et Boulevard Franklin Roosevelt ont subi d’importants dommages lors de la construction des 2 bâtiments de la résidence Egine ; l’un d’entre eux, a du s’adresser au Tribunal de Grande Instance pour obtenir réparation.

Quant aux riverains, qui avaient réservé des parkings et des box à l’intérieur de la résidence, lors de la construction de la résidence en 2001, il leur est toujours impossible d’acquérir ces parkings …quatre ans plus tard !

L’entreprise de promotion Lasserre, n’a pu obtenir le certificat de conformité délivré par la mairie de Bordeaux en raison de nombreuses malfaçons, qui n’ont pas encore été réparées. Des riverains, ont assigné le promoteur auprès du Tribunal pour savoir s’ils pourront un jour profiter de leur garage…..Affaire à suivre.

Article paru dans le journal Cauderes N° 12 (novembre 2005)

 

MAC DONALD’S ET LES VILAINS PETITS CANARDS

 Malgré le refus du Tribunal Administratif d’annuler le permis de construire du restaurant Mac Donald’s de la barrière de Toulouse, alors que ce dernier avait auparavant suspendu les travaux, « les vilains petits canards » – comme nous ont surnommés les rédacteurs de la revue « La lunette » – ont décidé de faire appel de la décision auprès de la Cour d’Appel.

Pourquoi se lancer dans une procédure longue et coûteuse ? A quoi bon, puisque l’appel n’est pas suspensif ? A t’on déjà vu le pot de terre battre le pot de fer ?

« Les vilains petits canards » vous répondront que c’est une question de «  principe »; et les principes, ils y croient eux, comme à la justesse de leur combat, au risque de passer pour des passéistes démodés, des ringards…. . Car, de nos jours, il faut être sérieusement décalé pour ne pas tourner sa veste…et ses idées à la vitesse d’internet.

Alors, courageusement, ils ont repris leur bâton d’empêcheur de « bétonner en rond », tournant le dos aux Cassandre, pour inlassablement prêcher la bonne parole auprès de la CUB, en charge de la voirie :

  • des milliers d’euros sont dépensés en communication pour promouvoir les objectifs de « qualité de ville » et de « qualité de vie » auprès des habitants et par la tenue en juin dernier d’un «  village du développement durable » et la création d’un « conseil du développement durable ». L’installation d’un « drive » au pied d’immeubles d’habitation et d’une maison de retraite font-ils aussi partie des objectifs de « qualité de ville » et de « qualité de vie » ?. Etaient-ils présents au « village du développement durable » ?

  • des millions d’euros sont dépensés pour installer un tramway afin de réduire la place de la voiture en ville et on autorise une construction qui va ramener 800/véhicules/jour, soit 18% de trafic supplémentaire en heures de pointe sur une des voies les plus saturées (25 000 véhicules/jour) et les plus accidentogènes de la CUB ? Et……

……..La réponse des responsables fut, une fois n’est pas coutume, d’une honnêteté déconcertante :« c’est une belle connerie, mais le coup est parti, alors que voulez-vous que l’on fasse ?»

Ce que les habitants demandent à la CUB, comme ils l’ont demandé en son temps à la mairie de Bordeaux, c’est l’application du fameux principe de précaution. Il est nécessaire que les pouvoirs publics fassent réaliser cette fois-ci  une véritable étude de trafic,  « in-dé-pen-dan-te ». Cela permettrait de s’affranchir des seuls chiffres fournis par Mac Donald’s, que nous contestons.

ils pourraient aussi appliquer le concept de démocratie participative en nous invitant à présenter notre propre analyse, pour que l’on puisse enfin débattre d’un projet d’aménagement qui concerne avant tout ………..les habitants et usagers du quartier !

 

Quand le bon sens citoyen rejoint les grands principes du « développement durable » !

 

( La revue « la lunette » a réalisé son numéro automnal sur le thème de la ville et plus particulièrement sur Bordeaux ; un numéro d’une rare qualité graphique, où vous pourrez retrouver l’histoire de « Mac Donald’s et les vilains petits canards» : en vente dans toutes les bonnes librairies où encore à venir consulter sur place lors de notre Assemblée Générale).

Article paru dans le journal Cauderes N° 12 (novembre 2005)

 

Développement Durable : Paroles et paroles !

 

Pour répondre aux préoccupations de plus en plus pressantes des citoyens en matière d’environnement, les acteurs économiques et politiques utilisent sans compter le concept de développement durable afin d’obtenir l’adhésion massive de la population.

Ce principe, si vertueux, justifierait la mise en place de toute politique, de toute décision prise  dans le cadre « du développement durable ».

Ainsi, le nouveau P.L.U. de l’agglomération bordelaise vise à répondre à long terme aux « objectifs du développement durable ». Il existe également une « charte pour l’environnement vers le développement durable », adoptée par la CUB fin 2004 …

il est donc de bon ton de faire du développement durable et les communicateurs, sans relâche, illustrent leurs messages avec « du développement durable ». Utilisé à tort et à travers, victime de son propre succès, ce concept est devenu une belle idée « marketing » vide de sens.

Mais a t’on pris le soin d’expliquer aux populations de quoi il s’agissait ?

Il traduit l’idée que la finalité de l’activité humaine, y compris économique, doit d’abord être l’augmentation du bien-être des populations, par la satisfaction de leurs besoins sociaux (santé, culture , loisirs, transports…). D’autre part

ce développement doit être « durable », c’est à dire qu’il faut tenir compte du fait que la création

 

de biens supplémentaires passe par la destruction d’autres biens, les ressources de la planète n’étant pas inépuisables.

Lors du sommet de la terre sur l’environnement et le développement à RIO en 1992, le principe du développement durable a permis de s’interroger sur l’héritage qui va être légué aux générations futures avec la mise en avant du principe de précaution.

Il s’agit donc d’atteindre une cohérence de l’activité humaine : continuer à produire, tout en assurant le renouvellement des ressources prélevées. Cette démarche implique une adhésion forte des populations en les faisant participer de plus en plus aux décisions ; d’où le concept de démocratie participative qui lui est étroitement associé ;

Or, qu’en est-il sur le terrain ?

La démocratie participative est mise à mal par la condamnation à terme des associations de citoyens en leur retirant les subventions, en les mettant en demeure de régler des indemnités quand elles ont l’audace de se mêler de la chose publique avec raison (ex de Trans’Cub) et en multipliant les procès à leur encontre.

Quant au principe de précaution qui doit être la référence pour toute action en faveur du développement durable, il n’est pas reconnu par les tribunaux. Le développement durable s’inscrit effectivement comme un objectif de long terme, voire de très long terme……..

Article paru dans le journal Cauderes N° 12 (novembre 2005)