Le nouveau règlement d’urbanisme est arrivé (P.L.U.) : EXPRIMEZ-VOUS !

 Notre Plan d’Occupation des Sols (P.O.S.) se transforme en Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) et va prochainement être approuvé (début 2006) après enquête publique.

Au-delà d’un simple changement d’appellation, Il s’agit d’une véritable refonte des documents, avec des modifications importantes présentant des avantages certains.

Le premier, à l’évidence, est la simplification des textes et notamment du règlement : depuis 1984 où le P.O.S a été adopté à Bordeaux, il a subi des modifications quasiment tous les ans pour permettre le plus souvent des opérations immobilières que le règlement empêchait. La superposition de prescriptions successives, souvent contradictoires, l’avait rendu quasiment impraticable.

L’autre avantage, d’importance, est qu’il doit exprimer un véritable projet d’aménagement, dont le fil conducteur doit être la densification :

Rassembler la population dans les bourgs pour éviter l’étalement, qui dévore du terrain et qui est nuisible à l’environnement relève d’une bonne intention. Cependant, sous ce principe se cache le plus souvent une volonté inavouée d’augmenter la pression du bâti.

Ainsi en laissant la possibilité de bétonner les moindres espaces libres, en négligeant les éléments remarquables du paysage à protéger ainsi que les emplacements à réserver pour la

création d’équipements collectifs, en diminuant les espacements entre les constructions, en édictant des règles qui favorisent les immeubles au détriment de la construction individuelle, on espère attirer des habitants dans les villes.

Or, ce bétonnage intensif, laissé généralement aux mains des promoteurs qui cherchent le profit immédiat, ne fait qu’amplifier au contraire le mouvement de fuite des habitants vers l’extérieur pour rechercher un environnement acceptable.

Ainsi, la densité des grands ensembles (ex du Grand Parc) s’avère en réalité plus faible que celle des quartiers d’échoppes selon les données de l’A’Urba (l’agence de l’urbanisme de la ville).

 

La première condition pour attirer ou retenir des habitants, c’est la mise en place d’un cadre de vie satisfaisant.

C’est cette discussion que nous vous invitons à exprimer sur le registre de l’enquête publique en

mairie du 23 mai au 8 juillet 2005.

Pour vous donner les éléments du débat, nous avons procédé à l’étude des documents (le volume d’une caisse, particulièrement indigeste pour le non-spécialiste !) en prenant pour référence notre quartier qui s’intègre bien sûr dans une vision globale de l’aménagement de la ville.

Contactez et informez vos voisins pour bâtir votre ville de demain !

 

Le P.L.U. : mode d’emploi C’est un numéro spécial P.L.U. que nous vous proposons car le sujet est de haute importance : il va orienter la politique de la ville et plus précisément l’aménagement de nos quartiers pour les 10 prochaines années sur toutes les villes de la C.U.B . De plus, il y a urgence à agir car le registre de l’enquête publique sera clos le 8 juillet 2005.

 

Le P.L.U. se compose de différents documents dont nous ne pouvons pas rendre compte dans leur totalité dans notre modeste publication. Aussi, nous nous attacherons à vous donner des clés de lecture pour les 2 documents essentiels que sont le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D.) qui précise les choix retenus pour l’aménagement de la ville et le règlement qui en est la traduction.

 

Nous vous proposons une interprétation simple, et illustrée d’exemples pris dans notre quartier et plus largement dans Bordeaux Sud mais cette analyse concerne également nos amis de Talence. Que les spécialistes nous pardonnent car nous n’avons ni le temps ni l’espace pour publier l’analyse complète que nous avons faite lors de nos longues et riches soirées de travail inter-associatif. Que celles (ou ceux) qui veulent aller plus loin dans leur réflexion ou en débattre nous contactent par courrier ou par e-mail. Nous serons ravis d’avoir leur point de vue et d’autant plus s’il est contradictoire.

 

Sur le Projet d’Aménagement et de développement Durable (P.A.D.D.)

 

Le PADD présente cinq grandes orientations dont on ne peut que souscrire puisqu’elles vont vers une amélioration du cadre de vie. Ainsi, les propositions visant à assurer une ville de proximité, une mobilité maîtrisée, une ville plus verte et plus viable et enfin une qualité urbaine et patrimoniale affirmée répondent aux attentes des habitants. Nous avons défini ci-dessous en quelques lignes les recommandations du P.A.D.D. que nous aimerions voir appliquées pour notre quartier. A retranscrire donc sur le registre de l’enquête publique.

 

Adossé aux boulevards, le quartier de la barrière de Toulouse qui s’étend vers Nansouty, Saint Genès et Barrière de Bègles présente une certaine homogénéité architecturale. Il convient de renforcer le rôle résidentiel de ces quartiers d’habitat qui, grâce à la qualité de leur tissu, présentent une alternative crédible au modèle très convoité de l’habitat individuel de périphérie. Il faudra diversifier l’offre qui tend à se spécialiser dans les petits logements en faveur de grands logements à destination des familles.

 

D’autre part, il ne faut pas reproduire les erreurs qui ont porté atteinte à l’organisation et au paysage de ces quartiers par des constructions hors d’échelle (ex, la résidence Sirius) ou par des implantations en cœurs d’îlots (ex la résidence Balzac). Le renforcement de la densité dans ces quartiers devra respecter le principe des îlots fermés autour des jardins. Bien insister sur ce point pour ne pas voir pousser d’immeubles au milieu des jardins!

 

Il faudra également définir des règles de protection pour des ensembles remarquables ou de préservation pour le patrimoine traditionnel des échoppes en application de l’article L.123-1-7 du code de l’urbanisme. Alors que Bordeaux a un paysage urbain des plus remarquables, un seul édifice a été retenu au titre de cette protection : les remparts, alors que la ville regorge d’immeubles (comme l’Institut des sourdes et muettes à Castéja) de cœurs d’îlots (l’ensemble Sévigné, rue du Hâ.) qu mériterait une protection.

A vous de faire des propositions sur des immeubles, espaces verts….de votre quartier ou de la ville qui demanderait une protection. Dans les autres villes de la CUB, de nombreux ensembles remarquables ont été retenus comme à Talence, rue de Cauderes. Pourquoi pas à Bordeaux ?

 

Enfin, il s’agira également de préserver et de conforter les fonctions et activités nécessaires à leur fonctionnement urbain (équipements publics, commerces et services de proximité, espaces publics de quartier, espaces verts…) par un traitement adapté de l’espace public (protection des trottoirs, aménagement des pistes cyclables et de couloirs de bus en sites propres, développement des cheminements piétons). Il faut donc demander des emplacements réservés pour la création de ces équipements collectifs ou de voirie au titre des articles L.123-1 et L.123-2 du code de l’urbanisme en repérant les emplacements et voies qui vous semblent les plus appropriés (ex route de Toulouse).

 

La difficulté essentielle de ce P.L.U. réside dans la traduction du P.A.D.D. dans les documents réglementaires pour qu’il ne se cantonne pas à de belles intentions sans lendemain, comme le Plan de Déplacement Urbain (P.D.U.) dont le futur Mac-Do de la barrière de Toulouse en est le triste exemple!

Sur le règlement :

 

Le règlement contient une douzaine de prescriptions qui vont permettre de dessiner la ville comme le faisait le règlement de l’ancien P.O.S. Suivant l’endroit géographique dans lequel on se trouve, les prescriptions pourront être différentes suivant « le zonage » indiqué. Un découpage de la ville a donc été opéré en « secteurs » suivant les caractéristiques du bâti existant : échoppes, grands immeubles, zones industrielles, commerciales, naturelles….Toutefois, il existe une « charpente » commune auquel chacun peut se référer.

 

Notre quartier est classé essentiellement en 2 secteurs : UMe et UMep

 

Le secteur UMe, tissu urbain d’échoppes évolutif, concerne les constructions le long des grandes voies comme le Cours de la Somme, les boulevards et la route de Toulouse. C’est un secteur dans lequel on reconnaît l’intérêt d’un bâti traditionnel même si des résidences hautes et modernes en provoquent la rupture. On va s’attacher à en préserver son caractère tout en lui permettant d’évoluer vers des constructions modernes mais dans le respect du paysage urbain existant.

 « … hauteurs comprises entre R+1, R+3 et dans les cas particuliers pouvant atteindre R+4 ,… prendre en compte et mettre en valeur les éléments du bâti par un traitement adapté,.. préserver et moduler les principes d’implantation et les gabarits en fonction du bâti limitrophe et du statut des voies… Ce sous-secteur UMe identifie les périmètres de protection au titre du L.123.1.7 du code de l’urbanisme ».

C’est un progrès incontestable par rapport à l’ancien zonage (UAA et UBA dont les hauteurs pouvaient aller de 21m à 35 m !) On ne peut que regretter que ce zonage n’ait pas été retenu dans les dernières modifications de l’ancien P.O.S., car cela aurait évité la construction de nouvelles résidences qui défigurent la barrière de Toulouse (résidence SIRIUS…). De même, si l’identification des éléments remarquables du paysage urbain avait pu se faire dans l’ancien P.O.S., la belle maison de retraite XIXème nichée dans deux espaces boisés classés aurait été préservée au titre de l’article L.123.1.7.

 

Le secteur UMep, est un secteur d’échoppes à protéger et concerne les constructions dans les petites rues adjacentes aux grands axes. il y a dans ce secteur une contradiction flagrante entre la volonté de « protéger les échoppes » avec le maintien d’un tissu de maisons individuelles et la volonté de densifier qui s’affiche dans les prescriptions du règlement.

Ainsi, le PLU propose des hauteurs de construction pouvant aller jusqu’à 12m de façade (soit R+3) pour des constructions neuves (avec même une possibilité d’ajouter 3m si le terrain est grand, soit 15m de hauteur, R+4). Mais on autorise seulement un étage de plus pour des constructions existantes. Comme on sait que la quasi-totalité de ce secteur est construit d’échoppes en rez-de-chaussée uniquement dont la hauteur n’excède pas 6m, c’est une incitation à démolir et à construire du neuf jusqu’à R+4 étages. Cette disposition est faite pour favoriser les promoteurs qui achètent des échoppes pour y construire des immeubles à la place. C’est purement inadmissible dans une sectorisation Umep, la terminaison « ep » signifiant très exactement « échoppes à protéger ». Nous demandons la suppression de la différence établie dans ce secteur entre les constructions neuves et les constructions existantes. Mêmes critères : 6,50m de façade maximum, avec la possibilité de surélever d’un étage les constructions existantes, dans la limite de 9m de façade, quelle que soit la largeur de la rue. Et suppression évidemment du bonus de 3m.

Il n’est nullement question d’interdire la construction collective mais elle ne doit pas se faire au détriment de la construction individuelle et doit porter sur des petits ensembles pour préserver une harmonie paysagère et favoriser un lien social entre les habitants. Trop souvent, les grands ensembles ont été facteurs de mal-être et ont entraîné la fuite des habitants vers des lieux plus paisibles favorisant la péri-urbanisation et le mitage des campagnes par un gaspillage des espaces naturels et terres agricoles.

 

Les chercheurs en économie urbaine proposent même de remplacer ce fameux principe de densification par le modèle de « ville compacte » pour bâtir une « ville cohérente ». Face à la dispersion des activités sur le territoire (ex des centres commerciaux en périphérie) on va favoriser l’émergence de quartiers avec une certaine mixité des fonctions (habitation, commerce, entreprise, équipements collectifs et de loisirs). Ainsi, il est recommandé aux aménageurs de limiter les besoins de déplacement des habitants en installant les équipements collectifs à proximité des lieux d’habitation (moins de 500 m) et en favorisant l’implantation des entreprises dans ce même rayon. Face aux problèmes de transports de plus en plus aigus liés au renchérissement du coût de l’énergie et aux effets externes négatifs (pollution, pertes de temps, stress…) on va réactualiser le mode d’urbanisation antérieur à l’automobile.

Il faut orienter ce nouveau P.L.U. dans ce sens en insistant sur la réalisation d’emplacements réservés et de réserve foncière par les collectivités publiques pour faire émerger ce modèle de « ville cohérente ». L’Etat, a très vivement critiqué le nouveau règlement (à consulter sur le registre) ainsi que les documents graphiques. Il indique en effet que le règlement est compliqué, qu’il abuse d’expressions comme « pourra être admise ou imposée » ou « notamment » qui sont propices à toute interprétation des plus subjectives et contraire à toute limitation. Ce sont des « niches à contentieux » que l’on voulait justement réduire !

En effet, ce nouveau règlement est trop complexe, parfois illisible et contenant parfois de nombreuses aberrations : pour exemple, le calcul de retrait à partir d’une perpendiculaire à un point !

Nous reprenons ci-dessous les articles les plus contestables :

 

Article 3 : les nouvelles bandes d’accès sont interdites

Le nouveau règlement empêchera, par exemple, de faire trois parcelles dans un terrain enclavé (même très grand), alors que, sans diviser la parcelle, un promoteur pourra y faire un immeuble collectif…..les nouvelles bandes d’accès pour ce type de terrain sont interdites (sauf à de très rares exceptions). Il faut revenir au règlement actuel (POS) qui autorise les bandes d’accès sous réserve de certaines règles, et qui n’empêche pas de parcelliser pour la construction individuelle.

 

Article 7 : retraits par rapport aux limites séparatives :

Le P.L.U. propose un retrait qui serait l’équivalent de la hauteur moins 3,50m (H-3,50). Un immeuble de 12 m serait implanté à 8,50 m seulement de la clôture voisine (H-3,50). Nous proposons, pour rester dans des normes favorables à l’environnement qui prévalent actuellement, que le retrait par rapport aux limites séparatives soit de 4 m minimum pour toute construction ne dépassant pas 7,50 m de hauteur et de l’équivalent de la hauteur pour des constructions dépassant 7,50m (H=L). Soit pour un immeuble de 12 m un retrait de 12 m.

 

Article 10 : emprise au sol

Les constructions enterrées ou semi-enterrées ne constitueraient plus une emprise au sol au titre du nouveau règlement (voir p.16 article 9). Cette aberration, qui va contre la réalité des choses, rend possible la construction sur tout le terrain avec comme seule limitation d’emprise le petit pourcentage d’espaces verts imposés par l’article 13. Il faut changer la rédaction de cet article pour éviter l’imperméabilisation de la majorité du terrain et permettre l’écoulement des eaux de pluie.

 

Article 12 : places de stationnement

Contrairement, à ce qui prévalait dans l’ancien règlement, dans le nouveau P.L.U. il n’y a plus de dimensions requises pour les places de stationnement. De cette manière, un promoteur peut dessiner sur les plans n’importe quelle dimension, même si les places ne sont pas praticables. On voit mal comment les services instructeurs des permis de construire pourraient contester de telles pratiques en l’absence de tout texte réglementaire précis. Nous demandons avec insistance que les places de stationnement soient dimensionnées au minimum à 2,50 m de largeur et 5 m de longueur, avec un dégagement de même dimension (soit 5 m) comme il était écrit dans l’ancien règlement.

 

Même si la « concertation » qui a été faite autour de ce P.L.U. ressemble plus à une opération de communication qu’à un désir réel d’engager un dialogue avec les citoyens sur l’aménagement de leur ville, il faut néanmoins ne pas négliger cette possibilité légale d’exprimer son avis.

 

Apportez sa pierre au P.L.U., c’est aussi apporter sa pierre à la construction d’une réelle démocratie participative. Alors à vos stylos, un petit effort avant l’été……Portez vos remarques sur les registres de l’enquête publique en vous rendant aux mairies de Bordeaux ou de Talence.

 

Et le futur Mac-DO?

 

Malgré la suspension des travaux décidée par le Président du Tribunal Administratif et confirmée par le Conseil d’Etat en raison « d’un doute sérieux sur la légalité du permis », notamment « sur la sécurité des usagers et la commodité de la circulation », la deuxième chambre du Tribunal Administratif a rejeté les demandes d’annulation du permis de construire des 4 associations et les a condamnées à verser chacune 250 euros à la mairie de Bordeaux et 250 euros à la société Mac Donald’s !

Les travaux vont pouvoir reprendre…..mais notre détermination reste intacte face à ce que nous estimons être une vaste opération de désinformation et de manipulation !

Nous profiterons de l’été pour mûrir notre réflexion, envisager de nouvelles actions et accueillir vos suggestions et idées nouvelles car plus que jamais nous avons besoin du soutien de tous.

Très bonnes vacances !

Article paru dans le journal Cauderes N°12 (Juin 2005)

 

CAUDERES A 10 ANS !

 Crée le 15 décembre 1994 à l’initiative de quelques riverains de la rue de Cauderes pour contrer un projet de résidence étudiante, barrière de Toulouse, notre association va fêter très prochainement ses 10 ans.

A ces débuts, l’association était l’exemple type du NIMBY, (Pas dans mon jardin), organisée autour de la défense d’une somme d’intérêts particuliers, sans réflexion d’ensemble.

Comme tant d’autres, l’action du petit groupe de riverains aurait pu et aurait dû s’arrêter là, succès obtenus.

Pourquoi continuer ?

 

L’affichage de nouveaux projets immobiliers, tout aussi contestables en matière de protection du paysage urbain et de respect des règles d’urbanisme va favoriser une prise de conscience collective sur les enjeux contradictoires que connaît ce quartier ; oppositions qui se retrouvent également à l’échelle de la ville.

Aux intérêts des habitants (préservation du cadre de vie) s’opposent les intérêts des promoteurs (réalisation d’une opération financière) auxquels s’ajoutent les intérêts de la mairie (densification de la ville) sans que des liens entre les différents protagonistes puissent s’établir si ce n’est sur le terrain de la confrontation juridique.

 

Or, le conflit d’intérêts perdure en l’absence d’une véritable concertation et projection sur le devenir de cet espace urbain.

 

Ainsi, la barrière de Toulouse subit une déqualification continue :

 

stationnement des voitures sur les trottoirs, encombrement des carrefours et voies de circulation.

dégradation du paysage urbain.

forte densification du quartier sans équipements collectifs (crèches, haltes- garderies, maisons de quartier…)

état défectueux de la voirie et saleté des trottoirs.

absence de parkings de proximité et d’espaces verts.

développement récent de la prostitution….

 

Des raisons d’espérer ?

 

Dans tout Bordeaux et plus largement la CUB, des habitants se regroupent pour dénoncer des projets désastreux ou proposer des améliorations de leur cadre de vie. Ils se retrouvent pour débattre des grands projets d’aménagements au sein de collectifs. La parole citoyenne encore balbutiante s’organise.

Ainsi, une coordination d’associations fonctionne depuis deux ans à Talence (COORCITAL). Elle propose une réflexion sur l’aménagement de la ville en engageant un débat ente les associations et les habitants.

A Bordeaux, des associations citoyennes se mobilisent ensemble pour réfléchir aux problèmes d’urbanisme et d’aménagement de la ville. De la problématique d’aménagement de quartier au futur P.L.U (plan local d’Urbanisme) elles discutent et débattent pour proposer des aménagements plus respectueux de l’habitant, du patrimoine et de l’environnement.

Las de ne pas être écoutés, les habitants veulent participer à la vie de la cité et se faire entendre autrement que par les urnes. En effet, les dernières élections partielles ont atteint des records d’abstention (65% au premier tour, 56% au deuxième tour).

Les élus répètent inlassablement qu’ils sont seuls habilités à représenter les habitants et autorisés à prendre des décisions en refusant aux associations le droit de s’intégrer dans les processus décisionnels ; mais à partir de quel taux d’abstention, les résultats obtenus seront-ils encore censés traduire les choix des habitants ?

 

Au moment où la démocratie représentative peine à rassembler, la démocratie participative nous donne des raisons d’espérer…..

Article paru dans le journal Cauderes N°11 (Novembre 2004)

DE LA CIRCULATION DANS LA VILLE

Jeudi 14 octobre à 8H10 le matin, de la barrière de Toulouse à la mairie de Bordeaux en empruntant le bus, il nous aura fallu pas moins de 50 minutes …..autant que pour se rendre à Arcachon !

Jeudi 21 octobre, même heure et même trajet ; cette fois-ci en vélo nous avons compté 14 minutes…est-il encore besoin de répéter que le vélo est le mode de transport le plus rapide, pratique et économique !

Mais à quel prix ?

En respirant les vapeurs des pots d’échappement des voitures coincées dans les embouteillages, il faut se frayer un passage entre les bordures des trottoirs et les portières qui s’ouvrent ….un vrai parcours du combattant à entreprendre de préférence casqué…et un parcours qui plus est très sélectif, fortement déconseillé aux plus jeunes et aux plus âgés car un moment de distraction ne pardonne pas. Ainsi, peu de parents laissent leurs enfants se rendre à vélo dans leurs écoles, collèges et même lycées.

 

Où sont les améliorations tant attendues avec l’arrivée du tramway ?

 

Certainement pas dans nos quartiers !

 

Le cours de la Somme et la route de Toulouse sont plus embouteillés que jamais. Cette dernière connaît un passage journalier de 25 000 véhicules auxquelles nous pourrons bientôt rajouter les centaines de véhicules des nouvelles constructions qui jalonnent la route de Toulouse et les futurs clients du Mac-Drive. Avec l’amputation d’une partie de la voie centrale, suite à l’installation d’un tourne à gauche pour le futur Mac-Do , le franchissement de la barrière de Toulouse s’avèrera une opération des plus délicates. La file d’attente pourra s’étirer ainsi de plus en plus vers le Pont de la Maye à moins que le report s’accentue dans les petites rues adjacentes au grand dam des riverains !

Quant aux boulevards, selon les chiffres publiés par Sud Ouest (édition du 8.11.04) ils sont empruntés par 40 000 véhicules par jour, avec une hausse de 5 à 6 % ces dernières années. On nous précise toutefois que « si la hausse est faible, c’est parce que les boulevards étaient déjà à saturation avant ».

Ce qui revient à dire que l’on frôle l’asphyxie ! Bonjour la pollution !

Si le tramway s’avère être un moyen rapide et pratique de déplacement, il n’a pas résolu loin s’en faut les problèmes de circulation mais les a dans de nombreux secteurs aggravés.

En effet, le report modal vers des déplacements doux ne touche que 4% des anciens conducteurs (selon Sud-Ouest) alors que les voies de circulation ont été fortement réduites.

D’où l’impasse dans laquelle on se situe actuellement sans que des embellies apparaissent à l’horizon.

 

Egoïsme, poids des habitudes ou absence d’alternative crédible?

 

Certes, on peut toujours critiquer l’attachement des bordelais à leur bagnole mais leur offre t-on une alternative crédible hormis le tramway quand il n’est pas en panne ?

 un réseau de bus peu fiable et peu attractif :

A l’exemple du bus n°22 le matin, bondé à 7H30 , dont les horaires fluctuants et espacés ont de quoi décourager plus d’un usager.

Que dire des stations inconfortables comme celle de la Victoire, au début du cours de la Somme, où tous se retrouvent coincés entre les conteneurs à poubelle et les marches des immeubles, se bousculant pour prendre le prochain bus vers la barrière de Toulouse.

 

Quant aux pistes cyclables, elles sont rares et trop souvent occupées par les voitures mal garées ou les stationnements en double-file. Le cours de l’Yser en est la parfaite illustration.

 

L’arrivée du tramway ne nous fait plus rêver et c’est bien dommage !

Article paru dans le journal Cauderes N°11 (Novembre 2004)

 

 

notre comité de quartier a 10 ans !

 Crée le 15 décembre 1994 à l’initiative de quelques riverains de la rue de Caudéres pour contrer un projet de résidence étudiante, barrière de Toulouse, notre association va fêter très prochainement ses 10 ans.

A ces débuts, l’association était l’exemple type du NIMBY, (Not In My Back Yard), organisée autour de la défense d’une somme d’intérêts particuliers, sans réflexion d’ensemble.

Comme tant d’autres, l’action du petit groupe de riverains aurait pu et aurait dû s’arrêter là, succès obtenus.

Pourquoi continuer ?

L’affichage de nouveaux projets immobiliers, tout aussi contestables en matière de protection du paysage urbain et de respect des règles d’urbanisme va favoriser une prise de conscience collective sur les enjeux contradictoires que connaît ce quartier ; oppositions qui se retrouvent également à l’échelle de la ville.

Aux intérêts des habitants – préservation de leur cadre de vie – s’opposent les intérêts des promoteurs – réalisation d’une opération financière – auxquels s’ajoutent les intérêts de la mairie – densification de la ville – sans que des liens entre les différents protagonistes puissent s’établir si ce n’est sur le terrain de la confrontation juridique.

Or, le conflit d’intérêts perdure en l’absence d’une véritable concertation et projection sur le devenir de cet espace urbain.

Ainsi, la barrière de Toulouse subit une déqualification continue :

stationnement des voitures sur les trottoirs, encombrement des carrefours et voies de circulation.

Dégradation du paysage urbain.

forte densification du quartier sans équipements collectifs (crèches, haltes-garderies, maisons de quartier…)

état défectueux de la voirie et saleté des trottoirs.

absence de parkings de proximité et d’espaces verts.

Développement récent de la prostitution….

 

Des raisons d’espérer ?

Dans tout Bordeaux et plus largement la CUB, des habitants se regroupent pour dénoncer des projets désastreux ou proposer des améliorations de leur cadre de vie. Ils se retrouvent pour débattre des grands projets d’aménagements au sein de collectifs. La parole citoyenne encore balbutiante s’organise.

Au moment où la démocratie représentative peine à rassembler (35% de participation aux dernières élections !) la démocratie participative nous donne des raisons d’espérer…..

Article paru dans le journal Cauderes N°11 (Novembre 2004)

 

Mac-Drive et Père Noël

Manifestation du 21 décembre 03 : un grand moment de convivialité

 

C’est en distribuant de grand paquets « cadeaux » représentant les parking de proximité, espace vert, crèche-halte-garderie, maison de quartier …dont rêvent les habitants du quartier que nos Pères Noël et « Mère Noël » ont exprimé leur mécontentement quant à l’installation d’un mac-drive à la barrière de Toulouse. Petits et grands ont pu ainsi manifesté dans la bonne humeur se partageant les « cadeaux » mais aussi les chocolats, oranges, vin chaud et sapinettes. Une mani-fête pour rappeler qu’il existe une parole habitante qui sait se faire entendre gaiement en partageant un bon moment de convivialité.

Hélas, nos édiles n’ont manifesté aucun enthousiasme à endosser l’habit de Père Nöel en cette période de fêtes car nos recours gracieux sont restés sans réponse. Quant aux commerçants qui avaient adressé courriers et pétitions, signalant les difficultés de circulation et de stationnement à la barrière et leurs craintes quant à l’installation du mac-drive, ils ont été dirigés vers le Tribunal Administratif ….Bel exemple de concertation !

Pourtant Bordeaux n’est-elle pas un exemple de démocratie participative ?

« Pas un potelet, n’est planté sans concertation….pas d’aménagement de place ou de rue qui ne se fasse sans concertation….. » selon les propos de messieurs Duchène et Juppé rapportés dans le Sud Ouest du 27 avril 2004.

La Barrière de Toulouse serait-elle bien dans Bordeaux ? Sur les plans sans aucun doute, mais dans les faits on ne peut que s’interroger.

Pourtant lors des dernières élections cantonales, tous ont pris leur bâton de pèlerin pour rencontrer l’habitant et lui promettre une qualité de vie meilleure…

D’aucuns ont même voulu endosser l’habit de Père Noël en promettant 11 hectares d’espaces verts sur les terrains de Réseau Ferré de France.

D’autres ont assuré que les places de parking du futur mac-do seraient réservées aux commerçants de la barrière de Toulouse.

Mais les promesses de Père Noël au mois de mars, ne sont plus de saison…… petits et grands ne s’y sont pas trompés.

Article paru dans le journal Cauderes N°10 (Juin 2004)

Courrier des lecteurs

 Dans cette rubrique, nous désirons donner la parole à ceux qui nous écrivent pour exprimer leur mécontentement face à un problème qui nous concerne tous ou nous font part de leurs initiatives pour améliorer notre cadre de vie.

 

Rue Toussaint-Louverture : de la prostitution au problème de stationnement.…

Un riverain nous a remis copie du courrier qu’il a transmis au Maire de Bordeaux, cet automne, suite à la lettre qu’a reçue une riveraine de l’impasse ayant dénoncé dans un précédent pli le problème de prostitution qui « prend corps » dans cette impasse dès la nuit venue.

 

« …Vous avez déclaré dans votre réponse à cette dame que vous déploriez cette situation et saisissiez la police nationale, compétente en la matière, ce dont nous vous remercions.

En effet, quelques jours plus tard, des forces de police sont venues impasse Toussaint Louverture (le 21/11/03 à 23 heures). Je ne sais pas ce qu’elles ont fait ou non côté prostitution, mais ce qui est certain , c’est qu’au matin, tous les riverains, garés dans l’impasse de façon « irrégulière » avaient été gratifiés d’un P.V. d’une trentaine d’euros…Peut-être pour rentabiliser le déplacement…..

 

Pensez-vous que ce soit bien là ce que cette dame désirait ?

 

Je tiens à préciser que le stationnement unilatéral tel qu’il nous a été imposé après une « enquête » du service concerné est loin de faire l’unanimité auprès des intéressés. En effet, quand on sait que notre impasse sert déjà de parking à la journée aux habitants des banlieues Sud venant prendre le bus, sert également de parking à la semaine, voire au mois, à d’autres qui prennent le train, on comprend que réduire les places disponibles de 50% par le stationnement unilatéral n’arrange rien , bien au contraire.

Les riverains, dans leur grande majorité, ainsi que les «autres » , stationnent donc depuis de nombreuses années de façon bilatérale à cheval sur le trottoir, faute de pouvoir faire mieux….

Il suffirait de rétrécir les trottoirs de 50 centimètres environ de chaque côté de la rue pour permettre à tout le monde de circuler et de faire les manoeuvres ( car il faut aussi manœuvrer, marche avant, marche arrière etc….pour repartir)

 

Cette suggestion a déjà été faite par plusieurs riverains au service de la voirie, mais cela était soit disant trop coûteux…Il est certain que la pose de trois ou quatre poteaux est revenue moins cher et va de plus, comme nous nous y attendions, rapporter de l’argent au lieu d’en coûter….la première vendange vient d’être faite. Je ne parlerai pas des parkings de proximité, il semble que la Sté Mac Donald ait pris la situation (et le terrain) en mains, pour le plus grand bien de la circulation barrière de Toulouse dans les mois à venir.

 

Je ne pense pas, en parlant de tout ceci, déborder du sujet initial, tout ceci est très lié, directement ou indirectement. En attendant, nous nous permettrons de continuer à ramasser les préservatifs et les kleenex à la pelle…après tout, c’est l’automne…. »

 

Rue d’Aupérie : Comment ralentir efficacement les voitures ?

 

Les riverains de la rue d’Aupérie se sont mobilisés en début d’année afin d’alerter les autorités compétentes sur les problèmes de circulation dans la rue d’Aupérie (vitesse et trafic).

Une pétition signée par la majorité des personnes rencontrées a été envoyée à la mairie de Bordeaux, accompagnée d’un courrier mettant en avant ces nuisances et demandant des mesures visant à les atténuer (stationnement en chicane, ralentisseurs) voire modification des sens de circulation.

Une suite à été donnée puisque les services de la CUB vont procéder dés la rentrée de septembre à une étude de la vitesse et du trafic dans cette rue.

 

Article paru dans le journal Cauderes N°10 (Juin 2004)

Les couloirs de la peur

 

L’association C.A.U.D.E.R.E.S. a participé avec COORCITAL (coordination citoyenne d’associations de Talence) et d’autres associations à une manifestation le samedi 13 mars pour dénoncer « les couloirs de la mort », Cours de la Libération à Talence et encourager les décideurs à ne pas commettre les mêmes erreurs lors de la réalisation de nouvelles voies de tramway.

 

En effet, l’aménagement de ce cours pour recevoir le tramway a été réalisé en totale méconnaissance des règles de sécurité visant à protéger les cyclistes lors des dépassements. Ces derniers servent bien malgré eux de ralentisseurs aux voitures qui n’ont pas matériellement la place de les doubler sans emprunter l’espace dévolu au tramway. Cette situation n’est pas propre à Talence car dans d’autres lieux, notamment cours de l’Argonne, à Bordeaux, le problème se pose à l’identique.

Un amendement a été apporté à cette situation inacceptable puisque désormais les automobilistes ont la possibilité de doubler en roulant sur les rails du tramway ; espérons néanmoins que cette solution ne soit pas source d’accidents quand le tramway sera en mesure de circuler.

 

Les habitants, qui sont paraît-il de plus en plus nombreux à apprécier le vélo comme moyen de déplacement pratique, économique et rapide, ne peuvent qu’être déçus du peu d’aménagements mis en place pour sécuriser et favoriser la circulation des cyclistes dans le cadre du plan tramway.

D’aucuns se demandent si ce mode déplacement doux n’aurait pas été sacrifié sur l’autel du tramway…..

Article paru dans le journal Cauderes N°10 (Juin 2004)

Le pédibus

Dans son édition du 28 avril, le Journal Sud Ouest  s’est fait l’écho d’une expérience originale menée à Créon pour favoriser le déplacement à pied vers l’école des enfants, « l’autobus pédestre ou  pédibus ».

Pour en savoir plus, nous avons interrogé nos amis de l’association « les droits du piéton » qui nous ont expliqué le principe et les avantages de ce ramassage scolaire pédestre que nous pouvons résumer ainsi :

Un groupe de 2 ou 3 parents accompagnés d’enfants, se rend à l’école en suivant un parcours prédéfini et en respectant un horaire précis. Au fur et à mesure de son avancement, des enfants qui attendent le convoi en des endroits définis, se joignent aux autres enfants du convoi pour marcher vers l’école avec eux.

Outre le fait que cette démarche peut libérer des parents d’une contrainte de transports pas toujours compatible avec les horaires de travail, elle permet de sécuriser les déplacements des jeunes en les éduquant à la sécurité routière.

De plus, elle présente de nombreux intérêts :

  • Lutte contre la pollution en contribuant à faire baisser le nombre de véhicules sur le trajet domicile-école qui est souvent inférieur à 1 km.

  • Lutte contre l’insécurité routière : les abords des écoles sont encombrés de voitures de parents qui y circulent bien sûr mais aussi stationnent souvent de manière indue (passages piétons, trottoirs…..)

  • Préservation de la santé : les campagnes actuelles menées sur le thème de l’obésité et des maladies cardio-vasculaires nous invitent et en particulier les jeunes à faire 30 mn quotidiennement d’un exercice physique doux comme la marche ou le vélo.

  • Economie d’argent : Avec une moyenne communément admise de 0,45 euros (3 F) du kilomètre, amener son enfant en voiture à 800 m , puis revenir, et faire de même le soir pour le chercher, soit 3 km, coûte déjà 1,44 euros (9,50 F) chaque jour !

Pourquoi pas dans notre quartier ?

 

Beaucoup de parents et enfants y trouveraient de nombreux avantages car quel que soit le trajet considéré (vers l’école Somme ou rue Saint –Genès) il faut traverser les boulevards qui présentent un danger potentiel pour petits et grands. D’autre part, cette expérience peut être souple et adaptable aux contraintes du secteur géographique donné et à l’âge des enfants.

Ainsi, par extension, pour nos ados qui se rendent au collège ou au lycée, on peut les encourager à partir en groupe pour un trajet plus sympathique et plus sûr (récemment, des jeunes se dirigeant seuls sur le chemin du collège se sont faits racketter rue Bertrand de Goth).

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et nous apporter vos idées.

 

A nous d’être imaginatifs !

 

Article paru dans le journal Cauderes N°10 (Juin 2004)

 

LE COURAGE DE LA GOUTTE D’EAU

Notre société occidentale, endormie dans un confort matériel qui lui semblait infini a tenté d’inventer un monde parfait, une sorte de « paix perpétuelle ». Il n’y aurait plus de grandes luttes idéologiques, de grandes batailles à mener, mais un modèle de développement et un mode de pensée universel qu’il conviendrait d’exporter à la planète entière pour assurer le bonheur des nations.

L’homme aurait ainsi perdu la capacité de se faire entendre, de dire non dans une société de plus en plus aliénée, Il serait devenu « unidimensionnel » comme l’écrivait le philosophe Herbert Marcuse, en 1968.

Or l’histoire récente nous a prouvé que cette volonté d’unification visant à gommer les différences , à éviter les ruptures avait trouvé ses limites que ce soit sur le plan local, national ou international.

De même, les héros de jadis, valeureux guerriers ou puissants de ce monde ne sont plus au hit parade des héros des temps modernes ; L’abbé Pierre ou les pompiers de New-York sont largement en-tête dans les sondages.

Plus étonnant encore, selon une étude sociologique menée en 1999 sur les héros des

jeunes français, il apparaît que ce sont les parents qui sont plébiscités par les jeunes car ils sont capables de tenir bon face aux coups durs de la vie.

C’est le « courage à bas bruit », celui qui se traduit par des actes simples dans un engagement au service des autres sans attente d’une quelconque notoriété. Ainsi, les européens et les français n’ont jamais autant manifesté et signé de pétitions engageant les gouvernements à plus de transparence et à plus de démocratie participative.

La participation de plus en plus importante des français dans l’action associative (40% de nos concitoyens appartiennent à une association) révèle un désir bien réel d’affirmation de soi.

Une même philosophie de la vie se dégage de cet apostolat associatif : espérer dans le plus modeste des efforts sans savoir à l’avance s’il sera couronné de succès.

« Le courage de la goutte d’eau, c’est qu ‘elle ose tomber dans le désert » dit l’écrivain chinois Lao She, et de cette goutte d’eau peut jaillir la vie.

Voici la réponse que nous désirons apporter à tous ceux qui nous interpellent quant à la finalité de nos actions et quant à leurs hypothétiques succès.

Article paru dans le journal Cauderes N°10 (Juin 2004)

Conseil de Quartier Nansouty-Saint-Genès-Barrière de Toulouse

 

Le conseil de quartier qui s’est tenu le 23 octobre 2003, place Amédée Larrieu, a permis aux habitants et associations, peu nombreux, d’évoquer les problèmes de leur quartier.

Pour la Barrière de Toulouse, différents problèmes récurrents ont été à nouveau soulevés, avec notamment le problème des stationnements gênants des véhicules ADA :

 

Stationnement sur les rares places disponibles, au détriment des riverains, alors que l’utilisation de l’espace public par des véhicules destinés à une activité commerciale ne devrait pas être tolérée, ce qu’a confirmé un arrêt récent du Conseil d’Etat.

 

Stationnement sur les trottoirs du boulevard Franklin Roosevelt, qui met en danger la circulation des piétons, mais apporte aussi une gêne conséquente aux riverains qui voient leurs fenêtres en grande partie obstruées par les camions pendant des journées entières. Un de nos élus s’est proposé d’étudier le problème….à suivre.

 

Création d’une crèche rue Malbec, vraisemblablement en remplacement d’une crèche existante rue Mirassou…. mais toujours rien de prévu Barrière de Toulouse.

 

Les effectifs arrivent à saturation à l’école Somme, notamment en termes de restauration scolaire. Une réelle inquiétude nous oblige à alerter de nouveau nos élus, face aux constructions massives en cours dans notre quartier et à l’accueil futur de nombreuses familles. Ceux-ci semblent sereins car dans d’autres quartiers, des écoles offrent des places…..Autrement dit « Logez ici et cherchez les commodités ailleurs ».

 

L’installation d’un Mac-Drive qui va aggraver les problèmes de circulation et de stationnement à la Barrière de Toulouse, laisse nos élus indifférents…..il est vrai qu’aucun élu n’habite plus le quartier !

 

Quant à la prostitution, elle s’est déplacée de l’arrêt de bus, cours de la Somme, vers le magasin d’optique à l’angle de l’impasse Toussaint Louverture. Elle est également revenue place Recapet. Elle s’est aussi développée dans le jardin Liotard, dont les riverains attendent avec impatience l’aménagement et la clôture.

Une coordination sur le thème du développement de la prostitution sur Bordeaux Sud se met en place à l’initiative du conseiller général qui invite les personnes concernées à participer.

Article paru dans le journal Cauderes N°9 (décembre 2003)